Accord entre al-Sissi et al-Manfi pour intensifier les consultations et la coordination concernant la situation en Libye

Selon un communiqué égyptien, qui « a souligné le soutien total de l’Egypte à tout ce qui permettrait d’atteindre l’intérêt suprême du pays-frère libyen, de sauvegarder le libre-arbitre de son peuple et de préserver son intégrité territoriale »

Le président égyptien Abdel-Fattah al-Sisi a discuté avec le président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed al-Manfi, des derniers développements dans le théâtre libyen, et ils ont convenu d’intensifier la consultation et la coordination entre eux concernant les développements de la situation.

C’est ce qui ressort de leur rencontre au Caire, selon un communiqué de la présidence égyptienne, publié sur sa page Facebook, sans fournir de plus amples détails sur la visite d’al-Manfi, ni sa durée.

Le porte-parole de la présidence égyptienne, Bassam Radi, a déclaré qu’al-Sissi a souligné, lors de la réunion, « le soutien total de l’Egypte à tout ce qui permettrait d’atteindre l’intérêt suprême du pays-frère libyen, de sauvegarder le libre arbitre de son peuple et de préserver son unité et son intégrité territoriale ».

Pour sa part, al-Manfi a valorisé le rôle vital de l’Égypte et ses efforts inlassables et sincères pour rétablir la sécurité et la stabilité en Libye et unifier les institutions de l’État, notamment l’institution militaire représentée par l’Armée nationale libyenne, qui vient compléter les efforts de la Comité 5+5, relatifs au volet militaire de la crise libyenne.

Le Comité est concerné par l’application de l’accord de cessez-le-feu, signé en 2020, dans la ville suisse de Genève, qui prévoit l’ouverture de la route côtière, le déminage et le retrait des mercenaires et des forces étrangères du pays.

Al-Manfi a présenté la situation politique interne globale en Libye actuellement, où il a été convenu « d’intensifier les consultations et la coordination entre les deux parties, au cours de la période à venir, afin de suivre l’évolution du processus politique et des procédures de gestion de la phase de transition, de telle sorte que cela aide à restaurer la stabilité de la Libye et à unifier ses institutions, et pour que le peuple libyen ait un contrôle total sur les capacités de la Libye », selon le communiqué égyptien.

Les élections présidentielles devaient avoir lieu vendredi prochain alors que les élections législatives devaient se tenir 52 jours plus tard, mais Hadi al-Saghir, le chef de la commission parlementaire, chargée de suivre le processus, a déclaré à la presse vendredi dernier, que « le report des élections est une affaire réglée et désormais concrète », selon la chaîne « Febrayer TV » (locale privée).

Plus tôt dans la journée du mardi, le chef de la Haute Commission électorale, Imad al-Sayeh, a décidé de dissoudre les comités électoraux des bureaux de la commission, et a exigé un retour à la normale avant de mettre en œuvre les étapes du processus électoral, de dissoudre les comités électoraux dans les bureaux des administrations électorales, d’achever leurs travaux et de soumettre leurs rapports pour l’année 2021.

Hamdi Yılmaz * Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.